Chaque année, il y a un entretien qui se réalise. Cet entretien représente une parfaite occasion pour aborder une idée d’augmentation du salaire avec votre manager. Perçu comme une tâche périlleuse, vous aurez plus de chances étant bien préparé. Non seulement ceci, vos arguments seront encore bien accueillis. Alors, pour ne pas paraître trop gourmand, quelle augmentation de salaire devez-vous demander ? Retrouvez les éléments de réponse au travers de cet article !
Augmentation de salaire : comment faire le calcul ?
Votre employeur vous annonce une nouvelle rémunération, revalorisée par rapport à celle que vous perceviez jusqu’ici. Pour savoir précisément ce que cette hausse représente, il existe une méthode simple et fiable. Commencez par soustraire votre ancien salaire du nouveau : vous obtenez ainsi le montant effectif de l’augmentation. Ensuite, pour convertir cette somme en pourcentage, divisez le montant de l’augmentation par votre ancien salaire, puis multipliez le résultat par 100. Cela vous donne le taux d’augmentation.
Paul, par exemple, percevait 1 300 € bruts par mois. Son employeur lui accorde désormais 1 500 € bruts mensuels, soit une hausse de 200 €. En appliquant la formule, on obtient : 200 / 1 300 x 100 = 15,38 %. Voilà comment évaluer rapidement et efficacement l’ampleur d’une augmentation salariale.
Augmentation de salaire : combien demander auprès de son employeur ?
Lorsque la question du montant à demander se pose, il est préférable de raisonner en pourcentage. Cette approche favorise la clarté et évite les malentendus. Pour formuler sa demande, il s’agit de définir une fourchette adaptée en tenant compte de ses arguments et de sa situation. En général, une demande comprise entre 5 % et 10 % du salaire fixe se révèle pertinente, à condition de pouvoir justifier la hausse sollicitée.
Pourquoi avancer une fourchette et un pourcentage ?
Utiliser le pourcentage permet de parler le même langage que les managers et les responsables des ressources humaines. Un taux de 8,33 % correspond par exemple à un mois de salaire supplémentaire à l’année, ce qui représente un effort significatif pour l’entreprise. À moins de circonstances exceptionnelles ou de résultats remarquables, mieux vaut cibler des hausses plus modérées, autour de 5 % ou 6 %, pour mettre toutes les chances de son côté.
La fourchette, quant à elle, ouvre la porte à la discussion. Mais attention, il arrive que l’employeur propose le montant le plus bas de la fourchette. Dans ce cas, mieux vaut avoir anticipé en relevant légèrement le minimum que l’on s’autorise à accepter. Cette stratégie laisse une marge de manœuvre sans risquer de se sentir lésé.
Demander une augmentation sous la forme d’un montant précis n’est pas la meilleure option : cela ferme la porte à la négociation. Pour instaurer un dialogue constructif, proposez plutôt une fourchette de hausse et invitez votre interlocuteur à donner son avis. Cette méthode s’avère bien plus efficace pour faire avancer les discussions.
Lorsque vous abordez le sujet, privilégiez toujours le salaire brut. C’est sur cette base que les ressources humaines s’expriment et établissent les comparaisons, jamais sur le salaire net.
Augmentation de salaire : laquelle demander lors de l’entretien annuel ?
Au moment de l’entretien annuel, la fourchette que vous fixez doit rester cohérente avec vos performances sur l’année écoulée. Si vos résultats dépassent largement les attentes, une demande située entre 5 % et 10 % se justifie pleinement. Si vous avez simplement atteint les objectifs, viser une hausse entre 3 % et 5 % correspond généralement à la pratique observée dans de nombreuses entreprises.
Au final, négocier son salaire, c’est comme affiner une partition : trouver le bon tempo, ajuster ses arguments, et savoir saisir le moment. Ceux qui osent formuler des demandes claires et argumentées créent souvent la surprise et dessinent une trajectoire ascendante, bien au-delà des chiffres.


