Les principales mesures de la réforme des retraites

Un sujet qui a fait couler de l’encre en si peu de temps, c’est bien celui de la réforme des retraites. En effet, elle a été présentée par la Première Ministre le 10 janvier dernier et a déjà soulevé un tollé auprès des syndicats qui sont formellement contre. Eh oui, ils sont unanimes sur leur décision de s’opposer à cette réforme notamment en ce qui concerne le report de l’âge de départ à la retraite. Vous aussi vous voulez vous indigner ? Mais contre quoi exactement ? Concrètement, quelles sont les principales mesures de cette fameuse réforme des retraites ? C’est ce qui vous est présenté dans cet article.

De 62 ans à 64 ans : le report du départ à la retraite

Première mesure qui a fait réagir sur cette réforme des retraites, le report de l’âge de départ à la retraite est le gros point noir qui a été pointé du doigt. Selon les dires de la cheffe du gouvernement, Elisabeth Borne, c’est le seul moyen de rétablir l’équilibre des finances du régime à long terme. En effet, pour le gouvernement, il est hors de question de toucher au montant des pensions ni d’augmenter les cotisations.

A lire en complément : Comment est calculée la retraite d’un élu local  ?

Or, le nombre de cotisants étant en baisse, il est urgent de trouver une solution durable. Ainsi, la réforme propose de décaler l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans au lieu de 62 ans. Pour atteindre 64 ans en 2030, il y aura un report progressif de 3 mois par an à partir de septembre. Comment ça se passe ? Si la réforme est adoptée et entre en vigueur l’été prochain, l’âge de la retraite sera de 63 ans et 3 mois à la fin du quinquennat.

Carrière longue : départ anticipé sous réserve

L’argument de poids du gouvernement dans cette réforme des retraites est que le projet est « universel, et concerne tous les actifs, salariés, indépendants et fonctionnaires » comme l’a insisté la Première Ministre dans ses déclarations. Elle a aussi déclaré que cette réforme a pour objectif de préserver ceux qui font une carrière longue à savoir ceux qui sont entrés dans la vie active entre 16 et 18 ans. Ces derniers ne seront donc pas obligés de travailler ni de cotiser plus de 44 ans.

A lire aussi : Les meilleurs placements financiers pour les seniors

Après avoir cotisé pendant 172 trimestres, ceux qui ont commencé à travailler cinq trimestres avant 20 ans pourront partir à la retraite deux ans avant l’âge légal fixé c’est-à-dire à 62 ans comme le prévoit le régime actuel. Ceux qui ont vraiment travaillé très tôt (avant 16 ans) pourront même partir dès 58 ans, toujours sous réserve d’avoir rempli les 43 annuités évidemment.

Régimes spéciaux : supprimé

Ensuite, une mesure de la réforme des retraites pour mettre tout le monde sur le même pied d’égalité consiste aussi à supprimer les régimes spéciaux. Pour rappel, ces régimes spéciaux permettent à des professionnels dans certains secteurs de partir à la retraite avant l’âge légal. Il s’agit notamment des salariés de la RATP, des Industries Électriques et Gazières (IEG), des membres du Conseil Economique Social et Environnemental et des clercs de notaires.

Bien entendu, tous les affiliés actuels ne verront pas leur privilège supprimé, il s’agit uniquement d’une réforme destinée aux nouveaux salariés embauchés après l’entrée en vigueur de la réforme des retraites. C’est ce qui s’appelle la clause du « grand-père ».

Certaines exceptions ne subiront pas ce report de l’âge de la nouvelle réforme : ceux qui ont subi un accident de travail pourront aussi bénéficier d’un départ à la retraite deux ans avant l’âge légal, les salariés en situation d’inaptitude peuvent partir à 62 ans et les personnes en situation de handicap à 55 ans.

Index senior : une obligation des entreprises

Une autre nouveauté que réserve la réforme des retraites est l’index senior. Une mesure mal digérée par le patronat. Qu’est-ce que c’est ? L’index senior s’apparente à l’index égalité professionnelle homme-femme à appliquer pour les seniors. Il s’agit d’un effort supplémentaire demandé par le gouvernement à destination des entreprises au niveau de la transparence en matière de recrutement des seniors.

Il sera de la responsabilité des entreprises de mettre ces informations à disposition du public et d’organiser l’index par secteur. Celles qui ne s’y soumettent pas seront pénalisées. Les premières entreprises concernées seront celles qui emploient plus de 1000 salariés (en 2023) suivies rapidement par les entreprises de plus de 300 salariés en 2024. L’objectif de cette mesure est aussi d’améliorer le processus de retraite progressive qui consiste à travailler à temps partiel tout en touchant une partie de la pension.

Pension minimum : revalorisée

En ce qui concerne les pensions de retraite, elles seront revalorisées que ce soit pour les nouveaux retraités ou les retraités actuels. En effet, pour un cotisant qui a fini une carrière complète, le montant sera de 1200 €. Et pour un bénéficiaire du SMIC, il percevra 85% du SMIC à la retraite.