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DE ROBIEN DANS L'ANCIEN
Sortie du décret d'application qui
restreint le nombre des investisseurs particuliers concernés:
Les conditions pour bénéficier de l'amortissement Robien
dans l'ancien
Gilles de Robien avait créé un événement
en annonçant au printemps dernier l'extension d'un avantage fiscal
à l'investissement dans l'immobilier ancien. Jusqu'alors, en
effet, seule l'acquisition d'un bien neuf bénéficiait
d'un régime d'amortissement favorable, caractérisé
par une déduction fiscale d'une partie conséquente de
l'investissement. Ce fut successivement les dispositifs Périssol,
Besson et Robien neuf. L'objectif était d'encourager la construction
et de stimuler l'emploi dans le bâtiment. Alléchante, de
prime abord, l'extension de cet avantage fiscal aux biens anciens était
toutefois conditionnée à la publication d'un décret
précisant les conditions exigées pour en bénéficier.
Après plus de six mois de gestation, ce dernier a enfin vu le
jour le 19 décembre dernier (Journal officiel du 21).
Les conditions apparaissent draconiennes:
Il faut tout d'abord que le bien soit ancien et ait été
acquis depuis le 3 avril 2003. Il ne semble pas en effet que le gouvernement,
reporte la date au 1er janvier 2003 comme il pourrait le faire s'agissant
de l'achat d'un bien neuf. Cette décision pourrait être
prise dans le cadre d'une instruction fiscale à paraître.
Il faut d'autre part remplir un certain nombre de conditions avant et
après travaux et suivre une démarche très précise.
Avant travaux, il faut fournir à l'administration fiscale deux
documents.
Tout d'abord, l'acquéreur doit remplir un état descriptif
du bien comportant les quinze rubriques listées dans l'arrêté
du 19 décembre 2003 : la surface habitable, l'état général
du gros oeuvre, de l'électricité, le dispositif de chauffage...
Ensuite, l'acquéreur doit fournir une attestation indiquant au
moins quatre éléments ne répondant pas aux critères
de décence définis dans un décret du 30 janvier
2002 : présence de plomb, absence de salle de bains ou de cuisine...
Cette attestation doit être réalisée par un «contrôleur
technique ou un technicien de la construction qualifié»,
indépendant des entreprises qui sont amenées à
réaliser les travaux, pourvu d'une assurance responsabilité
civile.
Les architectes, les bureaux d'études visés par le décret...
Cette première étape remplie, il faut
que, à l'issue des travaux, le propriétaire fournisse
de nouveau une attestation attestant :
– que le logement remplit tous les critères de la décence
définis dans ce même décret de 2002,
– que le logement présente les douze performances techniques
définies par l'arrêté du 19 décembre 2003
: respect des conditions minimales de surface, sécurité
de l'installation électrique, du gaz, présence de protection
solaire sur les baies exposées, isolation des combles...
– que, sur ces douze performances techniques, six au moins aient
été obtenues grâce aux travaux entrepris. Cette
attestation après travaux doit être réalisée
par la personne qui a donné l'attestation avant travaux. Cette
première étape remplie, il faut que, à l'issue
des travaux, le propriétaire fournisse de nouveau une attestation
attestant :
– que le logement remplit tous les critères de la décence
définis dans ce même décret de 2002,
– que le logement présente les douze performances techniques
définies par l'arrêté du 19 décembre 2003
: respect des conditions minimales de surface, sécurité
de l'installation électrique, du gaz, présence de protection
solaire sur les baies exposées, isolation des combles...
– que, sur ces douze performances techniques, six au moins aient
été obtenues grâce aux travaux entrepris. Cette
attestation après travaux doit être réalisée
par la personne qui a donné l'attestation avant travaux.
Un bon point quand même:
Il n'existe en revanche aucune condition de montant de travaux et de
délai de réalisation.
Une fois ces conditions remplies,
l'acquéreur doit mettre le bien en location dans les douze mois
qui suivent le document attestant la fin des travaux. Il doit s'engager
à louer le bien neuf ans à des conditions de loyers identiques
à celles concernant les biens neufs et qui ont été
définitivement entérinées par le décret
du 19 décembre 2003 (voir tableau). Les plafonds de loyers marquent
une hausse de plus 40% par rapport aux anciens plafonds du régime
Besson pour les zones A et B et de 12,5% pour la zone C, sachant que
de quatre zones, la France a été redécoupée
en trois. Sauf à Paris, les nouveaux seuils n'apparaissent plus
aujourd'hui loin des loyers de marché.
En contrepartie l'investisseur accède au régime d'amortissement
Robien existant pour le neuf : il peut déduire de ses revenus
fonciers 8% du montant de l'investissement (majoré des travaux)
pendant les cinq premières années puis 2,5% les quatre
années suivantes. En cas de déficit foncier, ce dernier
est imputable sur le revenu global dans la limite de 10 700 euros par
an.
L'acquéreur récupère ainsi la moitié du
prix d'achat. Il peut en outre continuer à amortir le bien deux
fois trois ans de plus s'il poursuit la location ce qui portera à
65% du prix du bien, l'économie d'impôt réalisée.
Le propriétaire est autorisé, a contrario du précédent
dispositif, à louer le bien à la personne de son choix
sans conditions de ressources. Il peut le louer à un ascendant
ou un descendant dès lors que ces personnes sont détachées
du foyer fiscal de l'acquéreur.
L’extension aux locations déléguées
Afin de permettre à des bailleurs de déléguer la
gestion locative de leur logement, le nouveau dispositif s'applique
aux locations intermédiées. Cette mesure permettra de
développer une offre nouvelle en particulier de résidences
pour étudiants ou de résidences hôtelières,
c'est à dire les formes de locations déléguées,
répondant ainsi à une demande de plus en plus forte dans
les villes universitaires. Cette mesure est également de nature
législative.
L’adaptation de la réglementation
en faveur des SCPI
La collecte des sociétés civiles de placement immobilier
(SCPI) leur permet d’investir dans des secteurs géographiques
ou des catégories de logements, en particulier les grands appartements,
investissements qu’un investisseur individuel jugerait trop risqués.
La nouvelle mesure vise à rééquilibrer les conditions
d’amortissement de leurs investissements, à l’image
des avantages consentis aux acquéreurs en direct ou investisseurs
individuels. Afin de déduire du montant des investissements les
frais de gestion, il sera admis de calculer l’amortissement sur
95% du montant total de la souscription avec effet à compter
de la date de celle-ci. Cette nouvelle mesure entrera en vigueur à
compter du 3 avril 2003.
L'ouverture à l'ancien sous
certaines conditions
Le gouvernement travaille à l'extension du nouveau dispositif
à certaines acquisitions de logements anciens suivies de travaux
d'amélioration lorsque cela permet effectivement leur remise
sur le marché, comme cela est déjà le cas pour
l'acquisition de locaux destinés à être transformés
en logement. >>>
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