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LOI MALRAUX et défiscalisation malraux
Dispositifs de la
loi malraux
Ce dispositif fiscal, plus connu sous le nom de loi Malraux,peut se
résumer de la manière suivante : les propriétaires
d’un immeuble situé dans un secteur éligible à
la loi Malraux peuvent imputer les déficits fonciers résultant
de leurs dépenses de restauration immobilière sur le revenu
global et ce ,sans aucun plafond.
Conditions à respecter en
la loi malraux
Pour bénéficier du régime fiscal accordé
dans le cadre de la loi Malraux , plusieurs conditions sont requises.
Situation du bien en
la loi malraux
Le bien doit être un logement ancien situé soit :
-dans une Zone de protection du patrimoine architectural urbain et paysager
(ZPPAUP) qui,depuis le 1er janvier 1998,remplace les périmètres
de restauration immobilière (la création de ces ZPPAUP
résulte d’un arrêté préfectoral publié
au recueil des actes administratifs) ;
-soit en secteur sauvegardé (il existe quatre-vingts secteurs
sauvegardés répartis sur l’ensemble du territoire).
Déclaration d’utilité
publique
Sur le bien en question, l’acquéreur doit entreprendre
des travaux de restauration immobilière qui devront avoir été
déclarés d’utilité publique.
Que le bien soit situé en ZPPAUP ou en secteur sauvegardé,les
travaux entrepris doivent aboutir à la restauration complète
d’un immeuble bâti,à cette réserve près
que dans la mesure où certaines parties de l’immeuble ne
nécessitent aucune intervention, la loi n’exige pas que
l’on y engage des travaux
Initiative de l’opération
en la loi malraux
L’initiative des opérations de restauration immobilière
doit être prise par une personne seule ou par un ensemble de propriétaires
regroupés au sein d’une Association foncière urbaine
(AFU).Autrement dit ,le vendeur du ou des immeubles concernés
ne peut prendre l’initiative du regroupement des propriétaires
et encore moins de réaliser les travaux en leur nom.
Engagement de location
Une fois le bien réhabilité,le ou les logements doivent
être loués nus à un locataire qui en fera sa résidence
principale pendant une durée minimale de 6 ans .Mais,contrairement
à la loi Besson ,depuis 1994, le propriétaire n’est
plus tenu de respecter des plafonds de loyers et de ressources du locataire.
Avantage fiscal de
la loi malraux
A l’exception des intérêts d’emprunt et des
frais accessoires à l’emprunt,qui sont déductibles
des seuls revenus fonciers,toutes les charges de la propriétés
de droit commun,de même que les dépenses de démolition
,les travaux de reconstitution des toitures ou de murs extérieurs
dès lors qu’ils sont consécutifs à ceux de
démolition,ainsi que les travaux de transformation en logement
de tout ou partie d’un immeuble ,en ajoutant aussi les frais d’adhésion
à des AFU,peuvent engendrer un déficit.Ce dernier est
alors imputable en totalité sur le revenu global de l’investisseur
et non plus,comme dans le cas du régime de droit commun,sur les
revenus fonciers.
Travaux déductibles en
loi malraux
L’investisseur peut déduire de son revenu global l’ensemble
des dépenses nécessaires à la restauration et ce,
sans plafonnement de leur montant.Seuls les intérêts d’emprunt
et les frais accessoires de ce prêt ne sont pas imputables sur
les revenus fonciers des dix années suivantes.Parmi les dépenses
imputables sur le revenu global citons :
-l’ensemble des dépenses déductibles en application
des règles de droit commun qui logiquement seraient imputables
sur le revenu foncier mais qui, par dérogation, le deviennent
sur le revenu global :déduction forfaitaire, frais de gérance
et de rémunération des concierges, dépenses de
travaux d’amélioration ou d’entretien ;
-les frais d’adhésion aux AFU(en revanche,leurs frais de
fonctionnement constituent des frais de gestion couverts par la déduction
forfaitaire) ;
-les dépenses découlant de l’opération de
restauration immobilière elle-même , incluant les travaux
de démolition imposés par l’autorité qui
délivre le permis de construire ;
-les travaux de reconstitution de toiture ou de murs extérieurs
d’immeubles existants rendus nécessaires par les démolitions
imposées ;
-les travaux de transformation en logement de tout ou partie d’un
immeuble à usage d’habitation, pour le rendre habitable
(y compris les parties antérieurement non habitables, telles
que combles et greniers), sans agrandissement du volume total bâti
de l’immeuble.
Dans tous les cas, les travaux doivent avoir été prévus
par le plan de sauvegarde et de mise en valeur ou la déclaration
d’utilité publique.
En revanche, sont exclus les travaux de transformation en logements
de locaux précédemment affectés à un autre
usage(commercial,professionnel).
Mise en garde
Le non-respect de la procédure peut entraîner la requalification,notamment
s’il est démontré qu’il s’agit d’une
vente camouflée en l’état futur d’achèvement.Le
second risque est de surpayer l’opération(achat du logement
ancien plus les travaux).Il ne faut pas,également,perdre de vue
que la situation d’un immeuble en secteur sauvegardé n’est
pas une garantie systématique de demande locative ni de rendements
locatifs intéressants,là comme ailleurs,la qualité
de l’emplacement est primordiale.En cas de non respect du délais
de location de six ans,tous les déficits imputés depuis
le début sont réintégrés dans le revenu
global de l’année en cours.S’il y a revente,même
après six ans ,le calcul de la plus-value imposable ne prend
pas en compte le coût des travaux.Aussi,pour éviter une
taxation importante ,il n est d’autre solution que de conserver
le bien aussi longtemps que nécessaire pour réduire chaque
année de 5% la plus-value imposable.
Sortie du régime
Une fois l’opération Malraux terminée, l’engagement
de location de six ans respecté, le bien est considéré
comme un bien ancien traditionnel.
Si vous désirez continuer à le mettre en location, vous
pourrez selon le cas :
-opter pour le statut Besson ancien assorti de sa déduction forfaitaire
de 40% à la condition d’en suivre les obligations ;
-avoir droit au régime du microfoncier assorti de sa déduction
forfaitaire de 40% ;
-ou encore, si vous n’appartenez pas à l’une des
catégories ci-dessus, être soumis au régime du droit
commun avec déduction forfaitaire de 14%
Justificatifs à produire
Joignez à votre déclaration les factures prouvant la réalité
des travaux ainsi que la copie de leur autorisation sans oublier l’adresse
du logement,la copie du bail et le nom du locataire
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